Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 37 : Mai 2016

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LDeutsch_JCH_6731_ok.jpg Déjà venu au Festival d'Anjou avec « Le songe d'une nuit d'été », Lorànt Deutsch jouera aux Arènes de Doué‑la‑Fontaine, du 16 au 18 juin.

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Les temps forts du Festival d'Anjou 2016

Une 67e édition prestigieuse avec Pierre Arditi, Michel Aumont, Michel Bouquet, Alex Lutz, Pierre Santini, Alexandre Brasseur…


Une trentaine de représentations dans le département : Château du Plessis-Macé, Arènes de Doué-la Fontaine, Théâtre Saint-Louis de Cholet, Grand Théâtre et cloître Toussaint d’Angers, Cargo de Segré et Centre culturel de Baugé-en-Anjou.


« Du Festival d’Angers au Festival d’Anjou : 67 ans de théâtre ». Photos, vidéos, maquettes… Une exposition inédite réalisée avec les Archives départementales retrace toute l’histoire du festival. À découvrir jusqu’au 30 juin, au Grand Théâtre d’Angers. Entrée libre.


Famille. Spectacles, rencontres, ateliers et pique-nique sont au menu de la journée familiale « Sunday », dimanche 26 juin, au cloître Toussaint à Angers. À noter dans la programmation, la création Jeune Public « Petite Rouge », par la compagnie Démons et Merveilles, soutenue par l'EPCC Anjou-Théâtre.


Réservations. Désormais installée à la Maison du Festival au Grand Théâtre d’Angers, la billetterie ouvre samedi 21 mai dès 8 heures.


festivaldanjou.com

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Théâtre

« L’Anjou, mon terrain de jeu »

De grands noms du théâtre et de talentueux comédiens sont attendus au 67e Festival d’Anjou, du 13 juin au 2 juillet, parmi lesquels Lorànt Deutsch, à l’affiche d’« Irma la Douce », une comédie musicale réjouissante mise en scène par Nicolas Briançon.

Que représente pour vous le Festival d’Anjou ?

Lorànt Deutsch : « Un souvenir vraiment enchanté. Je suis originaire de la région, j’ai grandi à Sablé‑sur‑Sarthe où j’ai gardé de nombreux amis. Quand je suis venu jouer « Le Songe d’une nuit d’été » (NDLR en 2011 et 2013 au château du Plessis‑Macé), j’étais heureux de retrouver des souvenirs d’enfance avec ma réalité d’acteur. J’ai rarement tourné un film ou travaillé dans ma région et là, grâce au Festival d’Anjou, j’ai pu travailler dans ce qui a été mes terres de jeunesse, mon terrain de jeu. C’est une région qui est pour moi riante et joyeuse. »


Connaissez-vous les Arènes de Doué‑la‑Fontaine où vous allez jouer cette année ?

L. D : « Oui, car j’ai écrit un livre sur l’Histoire de France (NDLR « Hexagone - Sur les routes de l’histoire de France ») qui parle notamment des Arènes. C’est un site historique remarquable. Il y a une aula carolingienne très curieuse et extrêmement rare. Cela fait de Doué‑la‑Fontaine un endroit unique, incontournable quand on s’intéresse à l’Histoire. »


« Irma La Douce » est votre troisième collaboration avec Nicolas Briançon…

L.D : « J’adore Nicolas, c’est un très grand acteur. Il a une puissance de jeu assez rare, une justesse, un réalisme. Il joue de manière très droite, il joue le sens, il ne joue pas les mots, il est dans le réalisme. C’est un acteur saisissant. Je l’admire beaucoup également en tant que metteur en scène, il est très érudit. C’est quelqu’un de très intelligent qui sait très bien exprimer sa pensée. Il connaît le sens que l’on doit donner à une interprétation ou à un jeu. C’est vraiment très confortable de jouer avec lui ou pour lui. »


Est-ce la première fois que vous chanter sur scène ?

L.D : « Oui, j’ai pris trois mois de cours de chant. La pièce d’Alexandre Breffort s’apparente davantage au théâtre chanté qu’à la comédie musicale. Les chants ne sont pas des performances vocales mais font avancer l’histoire. Techniquement chanter est quelque chose de beaucoup plus exigeant. La voix doit toujours être là, présente, musclée. Quand vous jouez et que vous avez un peu la voix fatiguée, ce n’est pas très grave, votre personnage a, tout d’un coup, une autre épaisseur, une autre manière de s’exprimer. Mais le chant, lui, doit être toujours en place, donc il faut répéter un peu plus. »


Est-ce impressionnant de jouer aux côté de Nicole Croisille ?

L. D : « C’est un grand privilège ! C’est la première fois que je jouais avec elle. C’est assez émouvant, car, comme beaucoup, j’ai grandi avec ses chansons et ses musiques. Je suis fan de Claude Lelouch, et Nicole Croisille a participé à la bande-son de beaucoup de ses films. C’est impressionnant de la voir travailler avec nous, avec cette voix incroyable, cette grande voix de la chanson française. Elle m’a appris de précieuses techniques pour le chant, à être décontracté aussi, à respirer surtout. Placer sa respiration dans une chanson, c’est déjà deux tiers du travail. »


Parlez-nous un peu de la pièce « Irma la Douce » ?

L. D : « Elle a été jouée à Paris cet hiver. On la recrée pour le Festival d’Anjou, puis on fait une petite tournée avec une trentaine de dates dans toute la France. C’est un spectacle magnifique, qui redonne des couleurs à Paris. On a traversé des moments difficiles avec les événements tragiques qui ont ensanglanté la capitale, on était en plein dedans quand on jouait. Et là, c’est un spectacle qui réenchante la ville. Il montre que Paris est aussi une ville heureuse, paradisiaque et que ce n’est pas toujours l’enfer. »


Qu’est-ce qui vous a séduit dans le personnage de Nestor ?

L. D : « Nestor me ressemble. Il a un style parisien, il parle l’argot, il a un côté « popu ». Et en plus, il est amoureux d’Irma qui ressemble diaboliquement à ma femme. »


Irma est interprétée par Marie‑Julie Baup, votre femme à la ville. Est‑ce compliqué de jouer en couple ?

L. D : « Non, comme partenaire de jeu, Marie‑Julie Baup est exceptionnelle. Et puis, dans la pièce, elle tombe exclusivement amoureuse de moi. C’est un plaisir que de jouer l’amour avec elle. Nous sommes en couple depuis huit ans, mariés depuis sept ans, cela fait du bien de s’éloigner du quotidien pour se retrouver sur scène à parler d’amour. En plus, j’ai des musiciens pour m’aider à déclamer mon amour à ma femme tous les soirs !»


Vous jouez également au théâtre dans « Le Système » d’Antoine Rault. Avez-vous d’autres projets en cours ?

L. D : « Les projets se décident au dernier moment aujourd’hui. Donc, je n’en parle pas parce que les projets que je peux avoir maintenant ne sont peut-être pas ceux que j’aurai dans six mois. Je continue d’écrire, je suis en train de boucler mon troisième livre. »


Après l’écriture, la comédie musicale, y‑a‑t’il une autre discipline que vous aimeriez découvrir ?

L. D : « Je suis curieux donc je suis ouvert à toutes les propositions. Si vous avez une idée, appelez‑moi ! »


Les temps forts du Festival d'Anjou Bande annonce Festival d'Anjou 2016

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