Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 40 : Décembre 2016

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AveuAD49.jpg Prêté par Les Archives Nationales, "L’aveu rendu au Roi René" par Jean de Saint-Maure est l’un des documents majeurs de l’Histoire de France.

La féodalité, leçon d'histoire de Philippe Contamine

Afin de mieux comprendre la féodalité et son impact sur la société française, les Archives départementales ont rencontré le grand historien médiéviste Philippe Contamine. Un film a été réalisé à partir de ces entretiens. Il est diffusé au sein de l’exposition.

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Le bel aveu des archives

Les Archives départementales dédient leur nouvelle exposition au « Temps des seigneurs ». Cartes, registres et manuscrits anciens, parmi lesquels un précieux livre d’hommage féodal, guident le visiteur à travers dix siècles d’histoire.

À genoux, tête nue, un vassal richement vêtu, rend hommage à son suzerain, qui a les traits de René, roi de Jérusalem et de Sicile, duc d’Anjou. Datant de 1469, cette exceptionnelle miniature est attribuée au maître du psautier de Jeanne de Laval, seconde femme de René.


Elle orne la première page du registre d’aveux rendu au roi par Jean de Sainte-Maure et son fils Charles pour la baronnie de La Haie‑Joullain, en Anjou. Ce document majeur de l’Histoire de France a été prêté par les Archives nationales à celles de Maine-et-Loire à l’occasion de l’exposition « Le Temps des seigneurs ».


Avec les dénombrements, les atlas terriers et les tenues d’assises, les registres d’aveux constituent des supports essentiels pour comprendre la féodalité, régime qui prévaut en France de l’an mil à 1789. Identifiables à leurs premières phrases, « De vous noble et puissant », les aveux matérialisent la reconnaissance du lien féodal : le vassal avoue, c'est-à-dire reconnaît, tenir le fief de son suzerain. Obligatoires à partir du xiiie siècle et théoriquement renouvelés lors de chaque transmission, ils demeurent en usage jusqu’à la Révolution. Leur ornementation est le signe de la puissance du seigneur qui le produit.


En Anjou, les fonds seigneuriaux sont particulièrement nombreux. Pour leur nouvelle exposition, les Archives départementales ont sélectionné les plus belles pièces représentant dix siècles d’histoire. Parmi elles, leur plus ancien document : un parchemin de 844, fragment de donation de biens par l’empereur Charles le Chauve à l’abbé de Saint‑Florent. Manuscrits, cartes, plans, sceaux, enluminures, toutes les traces de l’Anjou féodal sont ici présentées, accompagnées d’un riche programme d’animations scientifiques et culturelles.


Jusqu'au 3 mars 2017, 106 rue de Frémur, Angers. Entrée libre.


L’aveu rendu au Roi René reportage vidéo "Leçon d'histoires" Leçon d'histoires

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