Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 49 : Mai-Juin 2018

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NBrianconVincentFribault-2.jpg Nicolas Briançon, directeur artistique du Festival d’Anjou © Vincent Fribault

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Un festival à partager en famille

Cinq spectacles Jeune public sont programmés à Baugé-en-Anjou, à Val d’Erdre-Auxence, à Verrières-en-Anjou, à Brain-sur-l’Authion, au May-sur-Èvre et à Cholet.

Rencontres, spectacles, ateliers, visites et animations rythmeront la 4e Journée familiale Sunday ouverte à tous, dimanche 24 juin au château du Plessis-Macé.

Les vendredis et samedis soirs, lors des représentations au Plessis-Macé, des activités ludiques autour du théâtre sont proposées aux enfants de 5 à 10 ans. Sur réservation.

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Théâtre

Le festival d'Anjou sort le grand jeu

À l’aube de ses 69 ans, le Festival d’Anjou n’a pas pris une ride. Ce grand rendez‑vous du théâtre continue de composer une belle partition originale, comme l’explique son directeur artistique, Nicolas Briançon.

Comment avez-vous concocté le programme de cette 69e édition ?


Nicolas Briançon : « Un bon festival c’est avant tout des grands spectacles de théâtre contemporains et classiques, le plaisir de faire découvrir des pépites, comme Edmond d’Alexis Michalik récompensé par cinq Molières, ou la fantastique Nuit des Rois de Shakespeare mise en scène par Clément Poirée. C’est une joie de retrouver des amis fidèles et des habitués : Francis Huster, Jacques Weber ou François Morel. Un bon festival c’est aussi savoir se renouveler, en allant par exemple chercher des artistes qui ne sont jamais venus. »

À l’image de Gérard Dépardieu, en clôture ?


N. B. : « Oui, c’est une grande fierté de programmer Gérard Depardieu qui chante Barbara accompagné du pianiste Gérard Daguerre. J’ai eu la chance d’assister à ce spectacle au Cirque d’hiver, à Paris et j’avais très envie de partager ce grand moment d’émotion. C’est d’autant plus un événement, que nous serons le seul festival à le présenter en France. Nous accueillerons aussi, cette année pour la première fois, Patrick Timsit, dans un extraordinaire seul en scène, adaptation du Livre de ma mère d’Albert Cohen. »

De la danse sera programmée pour la première fois au festival, pourquoi ?


N. B. : « Je ne me suis jamais empêché de proposer des choses différentes, bien au contraire, à condition qu’il y ait un lien avec le théâtre, comme ici cette version chorégraphique de Roméo et Juliette, mélange de danse classique et de flamenco. Il n’est pas question de transformer le Festival d’Anjou en festival de danse. Il n’y a plus tant que ça de festivals de théâtre en France, en comparaison avec ceux de danse ou de musique, c’est important qu’un rendez‑vous comme le nôtre, le 2e après Avignon, continue d’exister. »

Pouvez-vous en dire un peu plus sur votre nouvelle création « Le Canard à l’orange » ?


N. B. : « Le festival a toujours eu pour vocation de présenter toutes les formes de théâtre, y compris des comédies de boulevard. Il n’y avait jamais eu de vaudeville en création et j’avais très envie de me frotter au genre. Écrite dans les années 1970 par William Douglas Home, cette pièce créée en France par Jean Poiret est un chef d’œuvre d’humour et d’intelligence. Nous sommes actuellement en pleine répétition, c’est un travail passionnant et à la fois très exigeant. Très souvent, le comique est beaucoup plus compliqué que le tragique à mettre en scène, cela demande beaucoup de précision pour trouver la justesse, la drôlerie. »

Vous avez choisi de faire appel à Anne Charrier, également à l’affiche de « Bojangles »


N.B : « Elle est d’ailleurs nommée aux Molières pour ce rôle, c’est une formidable actrice. Je la connais depuis de nombreuses années, je l’ai eu comme élève et lui ai fait faire sa première pièce professionnelle, Le Menteur de Corneille. Nous avons tourné ensemble dans Maison Close pour Canal +, je l’ai fait jouer dans Volpone : c’est une comédienne que j’adore pour la vérité et le charme qu’elle dégage. »

Où pourra-t-on voir cette création ?


N. B. : « Dans le cloître Toussaint, à Angers, mais aussi à Cholet et à Saumur. Depuis l’année dernière, nous avons fait le choix de montrer la création un peu partout dans le département. C’est notre vocation de rayonner sur l’ensemble du territoire. Cette année, le festival investira pour la première fois le lieu emblématique qu’est l’abbaye de Fontevraud, avec L’Histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky. »

Le nom de votre successeur, Jean-Robert Charrier, a été dévoilé, vous le connaissez ?


N. B : « Oui, très bien puisqu’il avait coproduit Le Songe d’une nuit d’été dans son Théâtre de la Porte Saint‑Martin, à Paris. Je le considère comme l’un des meilleurs directeurs de théâtre privé à l’heure actuelle pour la qualité, la diversité de sa programmation et par le succès qu’il rencontre. Jean‑Robert Charrier est très jeune, il va sûrement arriver avec des idées qui sont très différentes des miennes et c’est très bien. Quand je reviendrai dans deux ans, en observateur discret mais néanmoins avisé du festival, cela me surprendra sûrement, je risque même d’être dérouté par ses choix, mais je sais qu’il aura raison. »

Une trentaine de représentations sont au programme, du 11 au 30 juin. Ouverture de la billetterie : samedi 19 mai.

Un festival à partager en famille En vidéo

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