Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 51 : Septembre-Octobre 2018

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PlateauK.jpg © « ADN » Compagnie Plateau K

Encourager la création made in Anjou

Il y avait le soutien aux structures de diffusion, il y a maintenant l’accompagnement à la création ! Afin d’enrichir l’offre culturelle sur le territoire, le Département aide les artistes à monter de nouveaux spectacles qui puissent être diffusés un peu partout en Anjou. Théâtre, danse, arts visuels, musique, littérature... Une vingtaine de compagnies professionnelles issues de disciplines diverses ont été sélectionnées par un comité des arts vivants composé de professionnels et d'élus, pour faire partie de cette toute première saison culturelle du Département. Des rencontres et des échanges avec le public sont prévus autour des spectacles.


Tout le programme de la saison culturelle sur maine-et-loire.fr

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Théâtre

Faites le test « ADN »

Tout part d’un jeu qui dégénère… La nouvelle création de la compagnie Plateau K, « ADN », aborde la difficile question du harcèlement scolaire. Un thriller dans lequel cinq comédiennes campent onze personnages. Rencontre avec l’une d’elles : Alice May.

De quoi parle « ADN » ?


Alice May : « C’est l’histoire d’un groupe d’adolescents qui laissent pour mort l’un de leur camarade, souffre‑douleur de la classe. Tout part d’un jeu qui dégénère… Plusieurs questions se posent alors : quelles sont les responsabilités de chacun ? Que faire ? Selon les personnages, les points de vue et émotions sont différents ».


Pourquoi avoir choisi d’adapter ce texte de Dennis Kelly ?


A. M. : « Nous avons eu un coup de cœur pour ce thriller écrit par ce scénariste anglo-saxon. Les dialogues sont vivants : les onze personnages réunis sur scène, joués par cinq actrices, parlent comme des jeunes d’aujourd’hui. Accessible à tous, la pièce amène à réfléchir sur le pouvoir, la violence, le leadership, le jugement, et entraîne vers le théâtre des publics non habitués ».


C’est une vraie performance scénique que vous proposez ici…


A. M. : « En effet ! Les onze personnages de la pièce sont joués par cinq comédiennes : Elisa Lécuru, Annette Gatta, Noémie Zurletti, Laure Lefort et moi‑même. Toutes ont des voix, des silhouettes, des énergies différentes. Nous jouons volontairement des personnages féminins et masculins pour interroger le spectateur face à ces différentes identités visuelles. La costumière a fait un travail énorme ! Trois mannequins nous aident aussi à produire un effet de groupe sur scène et à maintenir une présence continue ».


Comment travaille-t-on une pièce comme « ADN » ?


A. M. : « Nous avons commencé à monter la production au printemps 2016. Une première maquette a été présentée à l’automne, puis une seconde, un an plus tard, en 2017. C’est ce support qui nous aide à trouver des subventions, indispensables pour créer un spectacle. À Nanterre, nous nous sommes réunis en « labo » une semaine, pour effectuer un travail de recherche sur la pièce. La création a véritablement commencé à Cholet, au théâtre régional des Pays de la Loire. Nous avons poursuivi le travail fin août, pendant deux semaines, au théâtre de l’Interlude au Mans. Puis nous terminerons avec deux semaines de répétition pour finir le jeu et ajouter les créations lumière, vidéo et son, à Faye‑d’Anjou avant notre représentation dans le cadre de Villages en scène, la saison culturelle itinérante du Layon ».


Quel est votre lien avec le cinéma ?


A. M. : « Nous en sommes assez proche. Dans « ADN », la vidéo est très présente. Les dialogues sont très cinématographiques. On est dans une sorte de huis‑clos, témoins de scènes clandestines entre adolescents. Dans nos pièces, nous interrogeons aussi beaucoup le rapport au public, que nous ne considérons jamais comme acquis. Les spectateurs doivent rester attentifs, gérer leurs émotions… Dans un solo intitulé « La Liste », je reçois les spectateurs autour de moi, sur scène, et je leur parle, comme si on était dans mon salon et qu’ils étaient installés dans un canapé ! »


Il est ici question de harcèlement scolaire. Le théâtre est‑il un moyen de sensibiliser les plus jeunes ?


A. M. : « Oui ! Et le fait d’en parler par la fiction intéresse les principaux ou conseillers principaux d’éducation. En partenariat avec Villages en scène et le Département, nous nous sommes rendus dans les collèges de Chalonnes‑sur‑Loire et de Brissac Loire Aubance pour travailler sur la pièce avec des élèves de 4e. Pour certains, ces ateliers ont été une révélation, un moyen d’expression ».


Que vous a apporté le soutien du Département ?


A. M. : « À la rentrée, nous poursuivrons nos interventions scolaires autour d’« ADN », en venant jouer in situ un prequel baptisé « Alors on fait quoi ? » Nous retournerons à Brissac, et irons dans des collèges de l’Anjou bleu, un secteur sur lequel nous jouerons aussi la pièce. L’aide à la création apportée par le Département permet une mise en relation et le développement d’actions sur le territoire. « ADN » est d’ores et déjà programmé à Segré ou au Quai, à Angers. Il est aussi envisagé d’être programmé dans le volet jeune public du prochain Festival d’Anjou en 2019 ».


Quelques mots sur votre compagnie ?


A.M. : « Plateau K vient de fêter son premier anniversaire ! Jusqu’en 2017, je dirigeais le collectif Platok, un groupe d’artistes professionnels, mais ma rencontre avec Garance Rivoal a fait évoluer mes envies. J’ai fermé le collectif et nous avons créé, ensemble, la compagnie. Elle rassemble des metteurs en scène, auteurs et acteurs autour d’une problématique : raconter les enjeux de notre société globalisée à l’échelle intime. Via les textes et les jeux d’acteurs, nous interrogeons le monde moderne ».


Mi-angevine, mi-parisienne, la compagnie Plateau K, a reçu le prix coup de cœur de la création du Département. Première représentation le 5 octobre à Faye‑d’Anjou.


Encourager la création made in Anjou Regarder le teaser du spectacle "ADN"

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