Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 35 : Décembre 2015

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Capture-decran-2015-11-19-15.14.24.png Le nouveau concept de drive fermier lancé en septembre dernier, à Angers, séduit les consommateurs qui privilégient les produits frais et locaux.

Les circuits courts en chiffres

2 000 agriculteurs dont 700 viticulteurs pratiquent la vente directe en Maine‑et‑Loire.

35 Amap et 8 magasins de producteurs en Maine‑et‑Loire.

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Jean-Paul Boisneau, conseiller départemental délégué à l’agriculture

Parole d'élu

Depuis déjà de nombreuses années, le Département valorise et promeut les circuits courts en participant au financement des ateliers de transformation et de vente directe à la ferme. En 2011, il fut à l’initiative de la création du Réseau local, aux côtés de la Chambre d’agriculture et de l’Association des maires de Maine‑et‑Loire. Ce dernier regroupe aujourd’hui plus de 500 membres, producteurs, entreprises agro‑alimentaires et établissements publics, engagés pour développer l’introduction de produits locaux et de qualité au sein de la restauration collective. S’approvisionner près de chez soi, c’est soutenir l’économie locale et l’emploi, préserver l’environnement et favoriser le lien social sur notre territoire.

Jean-Paul Boisneau, conseiller départemental délégué à l’agriculture

Reportage vidéo au collège de l'Èvre à Montrevault

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« Vous faites vivre notre tonton ! »

Quelques jours avant les vacances de la Toussaint, les menus du restaurant du collège de l’Èvre à Montrevault célèbrent les saveurs du terroir.

Si la rosette de Saint‑Malô‑du‑Bois, le pot au feu de Rouge des prés ou les légumes de Saint‑Pierre‑Montlimart sont à l'honneur lors de la Semaine du goût, Christophe Daudin, le chef cuisinier de l’établissement, n’attend pas le mois d’octobre pour mettre en valeur les producteurs des environs.

Agriculture locale
Toute l’année, lui et son équipe servent des repas préparés à partir de produits issus de l’agriculture locale. « En arrivant ici, il y a quatre ans, j’ai commencé à collaborer avec quelques producteurs, d’abord en petites quantités, pour trouver nos volumes et organiser nos méthodologies de travail, déclare‑t‑il. Aujourd’hui, ils représentent 50 % de mes fournisseurs. »

Olivier Pineau est l’un des responsables de la fromagerie Chevrette des Mauges, à Saint‑Quentin‑en‑Mauges. Depuis un an, il transforme une partie du lait de ses 350 chèvres en fromages. Ses bûchettes et sa tomme sont servis aux collégiens. « On a envie de faire découvrir aux jeunes un produit fermier, élaboré près de chez eux, témoigne‑t‑il. C’est important de sensibiliser la jeune génération. » Christophe Daudin d'ajouter : « Ma plus grande satisfaction est de croiser des parents qui disent que leur enfant mange très bien au collège ou que je fais vivre un tonton ou un cousin agriculteur. »

La restauration collective en chiffres

50 % de produits locaux dans la restauration collective, c’est l’objectif du Réseau local Anjou pour 2020.

9 euros
C’est le coût de revient moyen d’un repas servi au collège.
En 2015, il est facturé seulement 3,20 euros aux familles. Le reste est pris en charge par le Département, qui aide également les familles les plus modestes avec le dispositif Tick‑et‑dej.

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Au collège Châteaucoin à Baugé-en-anjou, comme dans la plupart des établissements publics de Maine-et-Loire, les produits locaux occupent une place de choix au menu du restaurant.
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Les filières s’organisent

Nous commercialisons les viandes AOP Maine-Anjou issues de l’élevage traditionnel de la race Rouge des prés, appréciée pour ses qualités gustatives. Un agriculteur seul peut avoir des limites à fournir la restauration collective. Mais en collaborant, comme c’est notre cas, avec un collectif d’éleveurs, nous sommes en mesure de livrer les quantités suffisantes et des pièces de viandes adaptées à des cuisines qui réalisent 200 à 300 repas par jour.

Julien Ligneau, chargé de commerce et de production au Domaine des Rues à Chenillé‑Changé

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Produit en Anjou, la marque des savoir‑faire

Lancée il y a un an par le Département de Maine‑et‑Loire en collaboration avec les chefs d’entreprise, la marque Produit en Anjou valorise les productions ou services conçus localement.

« Made in Anjou »
Cette identité permet aussi aux consommateurs qui souhaitent acheter local d’identifier plus facilement le « made in Anjou ». Soutenue par les différents partenaires économiques du territoire, cette démarche met en avant la proximité, la solidarité et l'authenticité dans le développement des entreprises.

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Agriculture

Du producteur
au consommateur,
faisons court

Économie, environnement, santé… Il y a plein de bonnes raisons de préférer les produits élaborés près de chez soi. Le Département encourage ce mode de consommation en favorisant les circuits courts et l’approvisionnement local dans les restaurants des collèges.

Dix-huit heures, ce jeudi. Les bureaux du centre‑ville d’Angers se vident. Au 12 bis, rue du Maine dans le quartier Saint‑Serge, le drive fermier vient d’ouvrir ses portes. « J’ai vu passer l’info sur Internet, je trouve l’initiative plutôt intéressante », glisse Sébastien, habitant de Pellouailles‑les‑Vignes, qui est venu tester ce nouveau concept de vente directe lancé en septembre dernier.


« À l’heure où la plupart des particuliers quittent leur lieu de travail, nous leur proposons de s’approvisionner en produits frais de Maine‑et‑Loire, explique Flore Rialland, l’une des responsables. Nous sommes tous agriculteurs adhérents au réseau Bienvenue à la ferme, nous vendons dans ce drive nos propres productions : fruits, légumes, produits laitiers, volailles, viande bovine… Le fonctionnement est simple. Les particuliers ont jusqu’au lundi soir pour commander leur panier sur le site drive-fermier.fr/49. Ensuite, ils n’ont plus qu’à retirer leurs courses le jeudi de 16 h 30 à 19 h 30. » Cette première expérience semble avoir convaincu Sébastien : « Ici, je sais d’où vient ce que j’achète, et mon argent sert l’économie locale. Puis, il y a le côté très pratique du drive. »


Des consommateurs convaincus

Sabine Rouart fait partie de ces producteurs qui fournissent le drive fermier. En 2012, elle et son mari ont repris une part des activités du !Verger de la Hanère, à Aviré. Ils cultivent en agriculture biologique des pommes à couteau et à jus. Ces dernières sont transformées à la ferme en cidre, jus, pommeau et fine de Maine. « 30 % de notre production est commercialisée en vente directe chez nous, au drive ou encore dans les magasins de producteurs La Ferme angevine (Beaucouzé) et Marché fermier (Saint‑Sylvain‑d’Anjou) », souligne‑t‑elle. Le reste part sur le réseau Biocoop ou en épicerie.


Habitante de Segré, Chantal Breteau est une fidèle cliente. « Je suis sûre d’avoir des produits sains, fraîchement cueillis, et cultivés sans traitement, confie‑t‑elle. Cela me plaît de soutenir ce type de culture et ce jeune couple qui vient de s’installer. Nous avons sympathisé et avons toujours plaisir à nous revoir au début de l’automne. La vente de proximité a un côté très agréable. »


Soutenir la vente directe

Afin de développer et améliorer la qualité de leur production, Sabine Rouart et son mari ont dû s’équiper d’un atelier de transformation plus grand et plus performant. Le Département les a soutenus dans cet investissement en leur accordant une subvention de 12 500 euros. Depuis 2010, la collectivité a consacré 342 000 euros pour participer au financement des ateliers de transformation dans 36 exploitations de Maine‑et‑Loire. D’autres subventions, à hauteur de 91 500 euros, ont été attribuées pour des créations de points de vente à la ferme. Le Département valorise ainsi les circuits courts et toute forme de commerce qui rapproche les producteurs et les consommateurs.


Manger local, c’est s’assurer de la provenance, de la fraîcheur et de la qualité du contenu de son assiette. Les marchés locaux, les boutiques à la ferme, les magasins de producteurs ou encore les Associations pour le maintien de l’agriculture paysannes (Amap) réinventent les échanges et les relations entre les consommateurs et les professionnels. Choisir les produits issus du terroir, c’est aussi favoriser l’économie locale en soutenant les petites exploitations, et préserver l’environnement en limitant le transport des marchandises. Grâce à sa riche diversité de paysages, le Maine‑et‑Loire offre un large panel de productions agricoles. Du bocage dominé par l’élevage aux terres maraîchères de la vallée de la Loire, en passant par les nombreux coteaux viticoles et les grands espaces de vergers, l’Anjou a de quoi alimenter le panier des consommateurs.


Les collèges montrent l’exemple

Les chefs des restaurants des collèges publics de Maine‑et‑Loire ne s’en privent pas. Responsable de la mise en œuvre de la restauration dans ces établissements depuis 2004, le Département a voulu que chaque élève bénéficie de repas sains et équilibrés préparés en privilégiant les aliments frais et locaux. Ils représentent aujourd'hui au minimum 25 % des produits servis, sans forcément de surcoût. « Nous avons à peu près tout ce qu’il faut sous la main, affirme Xavier Berthelot, le chef cuisinier au collège Châteaucoin à Baugé‑en‑Anjou. Je m’approvisionne auprès de treize producteurs implantés dans un rayon de 20 km. Les grossistes aussi nous proposent de plus en plus de local. » Une meilleure qualité, une conservation plus longue, plus de goût, moins de perte à la cuisson… les productions de proximité réunissent tous les avantages, quand bien même le « fait maison » nécessite plus de temps de préparation.


Pour connaître l’ensemble des réseaux de vente directe sur le territoire, les professionnels et les particuliers peuvent consulter le site approximite.fr. À découvrir : une cartographie interactive des points de vente, des idées de recettes, des calendriers de saisonnalité des légumes, des fruits et des poissons…


La restauration collective en chiffres Les circuits courts en chiffres

Produit en Anjou, la marque des savoir‑faire Parole d'élu : Jean-Paul Boisneau

Les filières s’organisent « Vous faites vivre notre tonton ! »

Le Gaec Roumé en images Reportage vidéo au collège de l'Èvre à Montrevault

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