Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 39 : Octobre 2016

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ER-DEP49_AIDANTALZHEIMERPNOISETTE_010.jpg Le Département accompagne les personnes âgées et leurs proches au quotidien. © Philippe Noisette

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Marie‑Pierre Martin © Département 49

Parole d'élue

L’autonomie des personnes âgées ou handicapées est au cœur de notre projet de mandature Anjou 2021. En dépit d’une situation budgétaire fragile, l’engagement de notre collectivité demeure soutenu. Que ce soit dans les services de l’autonomie ou ceux de l’habitat, nos équipes sont mobilisées pour répondre aux besoins des usagers et venir en appui des partenaires. Le Département accorde également une forte attention à la prise en compte des proches aidants et à toutes les actions de prévention.


Dans le futur schéma départemental de l’autonomie 2016‑2020, en cours d’élaboration, nous renforcerons les actions et le soutien en matière de maintien à domicile, afin de tenir compte des souhaits de nos concitoyens et des besoins sur le territoire. Chaque année, le Maine‑et‑Loire compte 3 200 personnes de plus de 65 ans supplémentaires. Elles représenteront 25 % de la population en 2040.

Marie‑Pierre Martin, vice‑présidente du Département en charge des solidarités

En chiffres

95 % des personnes de 75 à 80 ans résident à domicile en Maine-et-Loire.

400 (et plus) de logements sont adaptés chaque année au vieillissement grâce au soutien du Département.

5 000 personnes bénéficient de l’Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) à domicile versée par le Département.

83,3 M € consacrés aux personnes âgées par le Département en 2015.

50 000 aidants familiaux veillent sur un proche âgé et dépendant en Maine‑et‑Loire.

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Carte Contacts' A Dom

Proposée aux personnes âgées, cette carte gratuite indique les coordonnées des intervenants (médecin traitant, aide à domicile, Clic…) et de l’entourage. Elle sert, en cas d’hospitalisation, à faciliter la prise de contact et à garantir un accompagnement au plus près des besoins de la personne.
Cette carte a vu le jour grâce à la Méthode d'Action pour l'Intégration des services d'aides et de soins en faveur de l'Autonomie (Maia), avec le soutien du Département.


Maia : 02 41 35 15 15

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Le Département accompagne et soutient l‘adaptation des logements au vieillissement. © Philippe Noisette
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Senior

Bien vieillir chez soi

Parce que c’est certainement chez soi que l’on se sent le mieux, le Département aide les seniors à vivre dans les meilleures conditions et le plus longtemps possible à domicile.

Olga à 102 ans. Elle réside à Cholet dans un modeste appartement qu’elle partage avec sa fille. Toutes les deux semblent vivre sereinement, rassurées par les visites régulières de la famille et le passage quotidien d’une auxiliaire de vie. Il y a encore quelques mois, elles préparaient elles-mêmes leurs repas. Aujourd’hui, Olga et sa fille se les font livrer par le service de maintien à domicile de la Communauté d'Agglomération du Choletais. « C’est pratique, j’en suis très contente. Et puis, on améliore un peu le tout avec du beurre, lance avec le sourire l’alerte centenaire. De toute manière, je ne veux pas entendre parler de maison de retraite. Ma maison, c’est important, et je veux y rester le plus longtemps possible. » Vivre chez soi, c’est souvent l’un des souhaits les plus chers de nos aînés. Une volonté pour plus de 90% d’entre eux, selon les enquêtes d’opinion. En Maine-et-Loire, seulement 5% des personnes âgées entre 75 et 80 ans résident en maison de retraite, foyer ou établissement de santé. Ce n’est qu’à partir de 93 ans que les personnes sont presque aussi nombreuses à habiter en résidence (52 %) que chez elles (48 %). *


Adapter son logement, une priorité


Continuer à vivre confortablement et sans risque à domicile impose très souvent d’adapter son logement. En vieillissant, gravir quelques marches à l’entrée de la maison, monter dans une baignoire ou actionner manuellement des volets peut poser des difficultés au quotidien. À Saint‑Quentin‑en‑Mauges, Ghislaine Gabory‑Jarry, 84 ans, vient de faire aménager une salle de bains au rez‑de‑chaussée. « Mes enfants m’ont encouragée à réaliser ces travaux. C’est beaucoup plus confortable ainsi, et avec les aides de la Caisse de retraite (Carsat) et du Département, le coût était raisonnable. »


Depuis 2008, le Conseil départemental a fait de l’adaptation du logement au vieillissement l’un des axes de sa politique de l’habitat. Il mobilise les crédits délégués de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour aider les propriétaires aux revenus modestes. En huit ans, 3 400 logements ont ainsi bénéficié d’une subvention moyenne de 3 100 € pour un coût de travaux de 7 500 €. Dans le même temps, les personnes profitent gratuitement de l’accompagnement d’un bureau d’études spécialisé, agréé par le Département, pour le montage de leur projet et les demandes de subventions.


Une fiche information logement, téléchargeable sur le site Internet solidarites.maine‑et‑loire.fr, permet de solliciter la cellule habitat du Département.


Des aides complémentaires peuvent être accordées par les mutuelles ou les caisses de retraite. Le remplacement de la baignoire par une douche à l’italienne est l’aménagement le plus couramment réalisé. Mais bien d’autres types de travaux peuvent être entrepris : l’installation d’un monte-escalier ou d’une rampe d’accès, la création d’une unité de vie au rez‑de‑chaussée comprenant une chambre, une salle de bains et des toilettes. Le développement des solutions domotiques (capteurs de présence, chemins lumineux, portes à ouverture automatique…) favorise aussi le maintien à domicile en le sécurisant.


Des aides pour rester chez soi


En avançant dans le grand âge, les seniors sont confrontés à la perte d’autonomie. Il s’agit avant tout de l’expertiser afin de mieux la prendre en charge.


C’est la mission des évaluateurs‑coordonnateurs de la Maison départementale de l’autonomie. Ces agents rencontrent les personnes âgées et leurs proches à leur domicile. Au cours de cette visite, ils mesurent la perte d’autonomie de la personne, et établissent, si besoin, un plan personnalisé qui recense les aides nécessaires au maintien à domicile. Il peut s’agir aussi bien de services (portage de repas, intervention d’une aide ménagère ou d’une auxiliaire de vie…) que d’aides techniques (déambulateur, lit médicalisé, fauteuil roulant…).


Le Département finance une partie de toutes ces dépenses à travers l’Allocation pour l’autonomie (Apa), dont le montant varie notamment selon le degré de dépendance.


Le maintien à domicile d’une personne dépendante est la plupart du temps conditionné par la présence d’un proche : le conjoint, un enfant, un voisin… Son rôle est essentiel, mais l’aidant peut, au fil du temps, mettre en péril sa qualité de vie sociale, familiale ou professionnelle. S’occuper d’un proche n’est pas qu’une question de temps, c’est également une source d’inquiétude et de préoccupation permanente. Autant de facteurs qui augmentent les risques d’épuisement et d’isolement.


En Maine‑et‑Loire, on estime à plus de 50 000 le nombre de personnes qui prennent soin d’un senior dépendant.


Mieux considérer le rôle de l’aidant


Le Département accompagne différentes structures et finance des actions pour soutenir les aidants familiaux. Premier de ses partenaires, l’Union départementale des associations familiales (Udaf) a notamment créé une permanence téléphonique d’écoute, d’information et d’orientation dédiée aux aidants (02 41 360 444). L’accès est gratuit, tous les après-midi de 13h30 à 17h30.


Le site Internet aidants49.fr est également un support très pratique d’informations sur l’accompagnement : aides financières, calendrier des actions, rencontres proposées en Maine‑et‑Loire… Le Département subventionne aussi des temps de formation et d’information proposés aux aidants par des associations comme France Alzheimer 49 ou par les Centre locaux d'information et de coordination gérontologique (Clic) répartis sur le territoire.


Habitante de Saint‑Saturnin‑sur‑Loire, Catherine Séraphin veille sur sa mère atteinte de troubles apparentés à la maladie d’Alzheimer. « Il ne faut surtout pas hésiter à s’informer auprès des instances et des associations, témoigne‑t‑elle. En face, on n’a pas quelqu’un en costume qui va nous regarder de haut et nous poser des questions auxquelles on ne pourra pas répondre. Au contraire, on parle de notre situation à des gens qui connaissent bien le sujet. »


Adoptée en décembre 2015, la récente loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement définit désormais officiellement la fonction de l’aidant en prenant mieux en compte son rôle et sa situation, notamment lors de la demande de l’Apa.


* Sources statistiques : Observatoire de l’habitat de Maine‑et‑Loire, janvier 2016


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