Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 42 : Mars-Avril 2017

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DEP49_YGUAIS_BERTRANDBECHARD_03.jpg YVES GUAIS, assistant familial.

Définition

Assistant(e) familial(e) : professionnel accueillant à son domicile, de façon continue ou intermittente, des enfants de 0 à 21 ans temporairement séparés de leurs parents sur décision administrative ou judiciaire. Il constitue, avec l’ensemble des personnes résidant avec lui, une famille d’accueil. Son rôle est d’assurer le bien-être physique, affectif et psychologique des enfants qui lui sont confiés. Il travaille en relation étroite avec une équipe pluridisciplinaire : référents et responsables protection de l’enfance, éducateurs, assistants sociaux, psychologues… L’assistant familial est employé par le Département en tant qu’agent non titulaire de la fonction publique territoriale, avec un contrat à durée indéterminée.

En savoir plus : solidarites.maine-et-loire.fr

En chiffre

Près de 600 assistants familiaux en Maine-et-Loire

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Assistant familial

Un métier à part entière

Domiciliés à La Pommeraye et parents de trois grands adolescents, Yves et Sophie Guais accueillent trois enfants de l’Aide sociale à l’enfance (ASE).

Pourquoi être assistant familial ?

Yves : « C’est un projet familial qui a mûri durant de longues années. J’ai travaillé 23 ans comme infirmier. J’avais envie de faire autre chose. Nous avions des amis dont c’était le métier. Je me disais que ça pouvait me plaire. »

Sophie : « Nous avons dû héberger provisoirement une petite nièce pour pallier une situation familiale compliquée. Je crois que c’est à ce moment-là que nous avons pris conscience que nous pouvions accompagner un enfant sans qu’il soit le nôtre. J’ai décidé de me lancer aussi tout en conservant un peu de mon activité de psychomotricienne libérale. »


Comment le devenir ?

Yves : « On assiste d’abord à une réunion d’information sur le métier d’assistant familial afin de pouvoir demander l’agrément. Puis débute la démarche d’agrément avec des entretiens psychologiques, des rencontres avec des puéricultrices, des assistants sociaux. Alors, une commission nous délivre ou non l’agrément. Commence ensuite un premier temps de formation (80 heures), puis un second (240 heures). »

Sophie : « L’accueil d’un enfant se fait progressivement. On le rencontre une première fois avec son référent ASE à la Maison départementale des solidarités, puis il vient à la maison pour un goûter, pour une journée, le temps d’un week-end, avant l’accueil définitif. »

Yves : « Je me suis également spécialisé dans l’accueil d’urgence de courte durée. C’est une autre façon de travailler, puisque notre intervention s’attache à l’observation de l’enfant, de ses possibilités, afin de définir son projet et d’identifier un lieu d’accueil qui correspond à ses besoins. »


Quel est votre quotidien ?

Yves : « C’est un travail prenant physiquement et psychologiquement, c’est parfois très dur. Mais je ne regrette rien. Nous vivons de belles rencontres avec les enfants. Nous faisons le maximum pour eux. »

Sophie : « Il est important de connaître ses limites, celles de sa famille. Nous sommes très soutenus par les référents des enfants et les services du Département. Nous échangeons régulièrement avec d’autres assistants familiaux. »


Assistant(e) familial(e) En chiffre

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