Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 44 : Juillet-Août 2017

Archives

Toutes les vidéos

Collapse

Uncollapse

DEP49_RANDONNEE_BERTRANDBECHARD_04.jpg

En chiffres

160 propositions de balades sont en ligne sur le site anjou-tourisme.fr. Pour toutes les envies, d'une simple promenade à la grande randonnée itinérante.

3 475 géocaches placées en Maine‑et‑Loire, pour des randonnées connectées et ludiques.

Philippe-Chalopin.jpg
Philippe Chalopin, Vice‑président du Département et rapporteur du Budget - Département ©49

Parole d'élu

Dans son schéma de développement touristique, le Département a choisi de promouvoir les activités d’itinérance : le vélo, le cheval, et bien sûr, la randonnée pédestre. Il s’agit à la fois de favoriser la pratique sportive et de loisirs des habitants, mais aussi de faire de l’Anjou une destination « nature » attractive. Nous travaillons en étroite collaboration avec les différents comités départementaux et les associations pour le traçage et l’entretien des sentiers. Une partie de la mission de préservation et de promotion des sentiers est déléguée au Comité départemental de randonnée pédestre (36 000 euros par an). Pour entretenir ou créer leurs sentiers, les collectivités bénéficient d’un concours financier du Département (60 000 euros par an). Ces travaux sont ensuite confiés à des entreprises d’insertion. C’est grâce à cette collaboration fructueuse entre le Département, les comités départementaux et les associations que nous disposons d’autant de circuits plaisants, bien balisés et entretenus.

Philippe Chalopin, vice-président du Conseil départemental et président d'Anjou Tourisme

Retour En avant

Tourisme

L'Anjou, c'est le pied !

Avec quelque 4 000 km de sentiers balisés, une grande diversité de paysages, un patrimoine naturel et historique exceptionnel, le Maine‑et‑Loire offre un terrain de jeu fabuleux aux adeptes de la randonnée pédestre.

Cette fois‑ci, ils se sont donné rendez-vous sur le parvis de l’église à La Renaudière dans les Mauges. Ils sont une vingtaine, femmes et hommes, tous retraités. Un dernier brief, puis le groupe s’élance pour une balade de 10 km, direction Villedieu‑la‑Blouère à travers un paysage de bocage. « On marche à un bon rythme, ça me plaît bien, déclare Dominique qui, depuis deux ans, participe presque chaque jeudi aux sorties organisées par Énergie en marche, le club de randonnée pédestre du May‑sur‑Èvre. En chemin, on discute entre nous, de tout et de rien, du jardin, des vacances. En rentrant chez soi, on se sent détendu, relaxé. »

Anne‑Marie, serre‑fil du groupe ce jour‑là, confirme : « Plus on marche, plus on a envie de marcher. C’est une véritable drogue. » « On se vide la tête, on oublie nos petits soucis du quotidien, c’est bon pour le bien-être physique et moral, et puis, c’est à la portée de tous », confie Claudine. La preuve : à bientôt 82 ans, Auguste dit, « Dudu », est l’aîné du groupe. Il y a encore un an, il participait à des randonnées de 45 km.

Marcher pour être en bonne santé


« Comme toute activité physique, la marche est excellente pour rester en bonne santé, rappelle Gilles Vovard, médecin généraliste et référent du Comité départemental de randonnée pédestre de Maine‑et‑Loire (CDRP49). Les bienfaits sont avérés non seulement pour prévenir les maladies liées à la sédentarité (diabète, hypertension, arthrose du genou…), mais aussi pour faciliter certaines guérisons. C’est le cas du cancer du sein, pour lequel les études ont démontré que l’activité physique diminuait les risques de récidive. » C’est dans cet esprit que le CDRP49 fait la promotion des Rando Santé, des petites balades encadrées qui ont lieu sur un terrain peu accidenté, à une vitesse très modérée de 3 km/h. « Beaucoup de personnes ont conscience de la nécessité d’avoir une activité physique, mais c’est parfois compliqué de franchir le pas. Ce type de rando douce le permet », explique Gilles Vovard.

On serait près de 35 millions en France à marcher régulièrement pour le plaisir. Ce loisir est la forme d’activité physique et sportive la plus pratiquée. « Dans le département, nous comptabilisons 2 700 licenciés dans 44 clubs affiliés à la Fédération française de randonnée pédestre, souligne Dominique Macé, le président du CDRP49. Évidemment, il faut ajouter les autres associations indépendantes et tous ceux qui font de la rando seuls, en famille ou entre amis. »

À Sermaise dans le Baugeois, Séverine, Nicolas et leurs deux garçons de sept et dix ans y consacrent la plupart de leurs dimanches. « Nous partons en début d’après‑midi pour des petites balades près de chez nous à Baugé,

Vieil‑Baugé, Cheviré‑le‑Rouge, Blaison‑Gohier…, témoigne Séverine. On repère l’itinéraire sur Internet, on prend le goûter, de l’eau, quelques bonbons dans la poche pour les petites pauses, et c’est parti. Nous parcourons maximum 10 km. Il arrive que nous fassions plusieurs fois la même balade. Selon les saisons, c’est à chaque fois différent. Il y a toujours des choses à voir ou des anecdotes à raconter, comme ce jour où nous nous sommes retrouvés nez à nez avec un sanglier, en pleine scène de chasse. »

Même les garçons acceptent d’enfiler les kilomètres à pied. « Ils ne rechignent jamais à partir. Ils font des cabanes, observent les insectes, et bien sûr repèrent les flaques d’eau, poursuit‑elle. La randonnée peut être aussi l’occasion de les sensibiliser à la nature ou à l’histoire. C’est enfin un temps important pour discuter, se retrouver tranquillement tous les quatre après la semaine, durant laquelle tout le monde court entre l’école et le travail. »

Des randonnées connectées


Peut‑être qu’en vieillissant les enfants se montreront beaucoup moins enthousiastes à l’idée d’une balade en pleine nature. Séverine et Nicolas pourront toujours leur proposer une partie de geocaching, une façon très connectée de se promener. Importée des États‑Unis au début des années 2000, cette chasse au trésor du XXIe siècle a pour principe de retrouver, à partir de coordonnées GPS, des boîtes (appelées caches) dissimulées le plus souvent sur des sites naturels ou historiques. Le geochercheur y note son passage et trouve à l’intérieur un bibelot laissé par un précédent joueur. À son tour, il dépose un nouvel objet. À Villemoisan, Yves Gastineau pratique le geocaching en famille avec ses deux enfants. « Il y a de très nombreuses caches en Maine‑et‑Loire. Ça donne un petit piment à la promenade, et ça permet de découvrir un point de vue, une curiosité. » Pour tenter l’expérience, il suffit de s’équiper d’un GPS ou d’un smartphone et de s’inscrire sur l’un des nombreux sites Internet ou applications, gratuits et payants, qui proposent ce genre de chasse au trésor 2.0. Angers Loire Tourisme et l’Office de tourisme de Brissac Loire Aubance ont créé leurs propres balades de geocaching, avec des feuilles de route à télécharger ou à demander dans les offices de tourisme. À vous les trésors cachés de Brissac, de Saint‑Rémy‑la‑Varenne et le parcours mémoire Angers 1939‑1945, dédié aux lieux marquants de la Seconde Guerre mondiale.

Des sentiers balisés et sécurisés


Connectée, ludique, sportive, nature, historique… La randonnée pédestre se pratique sous toutes les formes et sur tout le territoire. En Anjou, près de 4 000 km de sentiers balisés répondent à une charte de qualité et de sécurité définie dans le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR). Le Département en est le garant, et soutient financièrement leur entretien et leur balisage. Inscrire un sentier au PDIPR est un moyen de le préserver durablement. Les chemins doivent répondre à des critères très précis : balisage aux normes officielles, pourcentage de portion goudronnée ou recouverte d’un revêtement inférieur à 30 % de l’itinéraire, mise en sécurité le long des routes où le trafic est supérieur à 500 véhicules par jour… Le suivi et le contrôle de ces sentiers créés et entretenus dans le cadre du PDIPR sont confiés au Comité départemental de randonnée pédestre. La qualité du balisage d’un chemin est le premier gage de confort pour les randonneurs.

Parole d'élu En images

Orientez votre tablette horizontalement pour profiter des contenus enrichis.

logo_splash_V2.png Notre Emag ne prend pas en charge la lecture sur mobile pour le moment. Nous vous invitons à le consulter sur tablette ou ordinateur. Continuer tout de même