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11.08.2017-3.jpg La féérie des dahlias a été réalisée en partenariat avec l’entreprise angevine de végétal spécialisée Ernest-Turc. ©Terra Botanica

En chiffres

11,4 M€
de retombées annuelles économiques engendrées par le parc pour le Maine-et-Loire


+ 100 000
c’est le nombre de visiteurs gagné par Terra Botanica en trois ans


40
espaces ont été entièrement renouvelés depuis 2015


22 000
scolaires accueillis dans le parc en 2017


+ de 500
étudiants participent aux chantiers-école de Terra Botanica


« Une réelle valeur ajoutée pour les événements »

Conférences, séminaires, salons… 278 événements se sont déroulés au centre d’affaires de Terra Botanica en 2017. Ouvert toute l’année, sept jours sur sept, cet espace de travail et de rencontre est un outil professionnel apprécié des entreprises. « C’est un lieu moderne, très bien équipé et suffisamment grand en termes de capacité », témoigne Élise Lanoë de la société Avène (Pierre Fabre). Le laboratoire dermatologique y organise deux soirées par an et des sessions de formation. « Nous apprécions son côté atypique, cette grande verrière, ce mur végétal, qui nous permet de nous démarquer de la concurrence, il plaît beaucoup à nos clients. Il y a une réelle valeur ajoutée pour nos événements ».

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Visite guidée de Terra Botanica pour les collégiens engagés dans le Challenge développement durable. © Bertrand Béchard

Un nouvel élan a été donné. Il a porté ses fruits.

Christian Gillet, président du Département et du GIP Terra Botanica

La féerie des dahlias

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économie

Terra Botanica : tous les signaux sont au vert

Hausse de la fréquentation, retombées économiques et touristiques réelles, meilleur ancrage dans le territoire, Terra Botanica a franchi un cap ces dernières années. Plébiscité par le public, le parc s’affirme aujourd’hui comme le digne représentant de la filière du végétal en Anjou.

« On constate un net redressement de Terra Botanica au cours des dernières années avec une influence conséquente sur l’économie touristique du territoire », affirme Didier Arino, directeur général de Protourisme. Ce cabinet reconnu, spécialisé en études et en conseil dans le secteur touristique, a réalisé, à l’automne, une analyse fine de l’impact économique du parc en Maine-et-Loire. Le résultat est clair : celui-ci est aujourd’hui bien réel. Terra Botanica engendre 11,4 millions d'euros de retombées annuelles, soit 14,20 euros par habitant. Celles-ci sont liées aux dépenses directes de fonctionnement du site (61 % sont effectuées sur le Maine-et-Loire : salaires, fournisseurs, taxes…), mais aussi à celles des visiteurs réalisées à l’occasion de leur venue : pour 1 euros dépensé à Terra Botanica, chaque personne dépense 1,30 euros sur le territoire.
Devenu un acteur économique à part entière du département, le parc du végétal est également un important pourvoyeur d’emplois. Près de 175 personnes y travaillent, soit 93 équivalents temps plein (92 % d’entre eux sont originaires de Maine-et-Loire). Si on ajoute ceux induits indirectement (164 selon Protourisme), ce sont près de 250 emplois qui sont maintenus en Maine-et-Loire grâce à Terra Botanica.


« Le public tranche et, en général, il a raison »


En s'élevant à 5,7 millions en 2017, le chiffre d’affaires affiche une hausse de 14 % par rapport à 2016. « Ces bons résultats s’expliquent par le professionnalisme des équipes, un investissement raisonné et une bonne gestion », poursuit Didier Arino. « Dans un parc à thèmes, c’est le public qui tranche et, en général, il a raison ». En progression de plus de 55 % depuis 2014, le nombre de visiteurs a dépassé les 260 000 l’an dernier. « Le parc a su trouver son positionnement, un trait d’union entre jardin botanique et parc d’attractions », précise Philippe Chalopin, président d’Anjou Tourisme. « Il est aujourd’hui le premier site touristique du département et a atteint son objectif de “locomotive”. Comme le souligne l’étude, il est l’élément déclencheur de venue sur le territoire pour 82 % des visiteurs. C’est d’autant plus important que près d’un visiteur sur cinq en profite pour découvrir l’Anjou ».
Jean-Louis Lardeux a ouvert un gîte, à Louvaines, à proximité de Segré, en 2012, labellisé Gîtes de France et Gîte au Jardin. Ses clients sont pour la majorité des familles avec des jeunes enfants ou des retraités. « 80 % des personnes qui séjournent chez nous vont à Terra Botanica », confie-t-il. « Le parc est un véritable argument de vente pour nous, certains viennent même uniquement pour cette raison ».


Une vitrine reconnue


Plébiscité par le public, Terra Botanica est aussi un atout reconnu pour la filière du végétal. « C’est un appui », témoigne le directeur de Plandanjou Franck Gillet, qui a participé à la végétalisation du parc à ses débuts, en 2010, avant de devenir un partenaire régulier. « Le lancement du site a permis de faire travailler nos fournisseurs de manière plus importante. Terra Botanica conforte le Maine-et-Loire auprès du grand public en tant que première région de production horticole ». Au fil des saisons, des partenariats se sont noués avec les professionnels.
Exemple avec la Féerie des Dahlias, le plus grand champ de dahlias au monde ouvert au public (plus de 10 000 spécimens) créé il y a deux ans avec Ernest-Turc. Pour cette entreprise angevine, le coup de projecteur est profitable. « Nous proposons un certain nombre de nouveautés chaque année, ce lien avec le parc va dans le bon sens », estime Bertrand Turc, le directeur de l’enseigne. Les 12 hectares de jardins sont aussi l’occasion de tester et de mettre en avant les innovations, à l’image des quatre bacs d’aquaponie installés dans le parc, une nouveauté qui a le vent en poupe. Le principe ? La main de l’homme nourrit les poissons, leurs déjections ensemencent l’eau, celle-ci vient arroser les racines dans les jardinières. Résultat : un engrais naturel, une eau filtrée, des poissons comestibles et des légumes à la surface.
Cette installation a été réalisée avec la Ferme aquacole d’Anjou de Morannes‑sur‑Sarthe‑Daumeray. « Cette visibilité au sein de Terra Botanica est un bon point, c’est forcément positif, observe la gérante Valérie Zimmermann. En matière de retombées économiques, on imagine aisément que les visiteurs séduits par le système sur place viennent ensuite nous l’acheter ». Beaucoup de partenaires du parc le considèrent ainsi comme une " vitrine " pour eux, et pour la filière végétale en général. « En amont, on trouve la recherche et le développement, et tout au bout, Terra Botanica », résume le directeur du parc Denis Griffon. « Nous transmettons un message, une image. Nous faisons connaître les savoir-faire de l’Anjou ». Quoi de plus concret alors que de concevoir au sein même du parc un Living Lab ? Cet espace imaginé il y a deux ans avec le pôle de compétitivité Vegepolys permet aux visiteurs de s’approprier les nouveautés « made in Anjou », de donner leur avis, d’élire leurs variétés de plantes préférées… « Les concepteurs peuvent avoir ainsi un retour direct du grand public », souligne Denis Griffon.


Un parc ancré dans le territoire


À l’image de tous ces partenariats, une nouvelle dynamique a été enclenchée depuis trois ans. « Après un départ très encourageant les premières saisons, le parc avait connu une baisse de fréquentation », explique le président du Département et du GIP Terra Botanica Christian Gillet. « Il nous a fallu redéfinir une stratégie, mobiliser les moyens et les partenaires pour renouer avec le public et le territoire. La Ville d’Angers et Anjou Tourisme ont été associés avec la création d’un Groupement d’intérêt public (GIP). Un nouvel élan a été donné, il a porté ses fruits ». Ainsi, un ballon captif a été installé, offrant une expérience ascensionnelle unique à 150 mètres du sol, des journées à thème et des événements (Printemps de Terra, Fête de l’automne…) sont organisés à destination des habitants, et de nouveaux spectacles ont vu le jour, en lien avec l’histoire du Maine-et-Loire : le Trésor de la Pérouse autour de l’épopée végétale des frères du Petit-Thouars en 2016, le Jardin des Légendes de l’Anjou en 2017 et le Colporteur de rêves, cette année, qui retrace tout un pan de l’histoire des horticulteurs de Maine-et-Loire. 1 millions d'euros a été alloué en 2017 par le Département à Terra Botanica sur un budget total de 2 millions d'euros. « Il est indispensable de continuer à investir dans le parc pour poursuivre cette dynamique de croissance dans les dix années à venir. Il faut savoir que les parcs privés investissent entre 20 et 30 % de leur chiffre d’affaires chaque année », confirme Didier Arino. « Cela permettra à Terra Botanica de dépasser le seuil des 300 000 visiteurs par an et de s’y maintenir ».


Un « véritable » terrain de jeu pédagogique


Cette stratégie de reconquête est passée aussi par un recentrage sur la cible favorite du site, à savoir les plus jeunes. « Depuis trois ans, chaque espace modifié s’adresse aux enfants », fait remarquer Denis Griffon. « Des aires de jeux ont été installées, les attractions ont été adaptées, comme l’ancienne serre des Cinq continents, désormais peuplée de papillons exotiques fascinants pour les bambins ». Terra Botanica propose également à ses jeunes visiteurs tout un panel d’ateliers d’éveil à la nature, au jardin, à l’écologie. Ces aménagements s’accompagnent d’une réelle politique pédagogique à destination des scolaires. Ils sont ainsi 22 000 à avoir franchi la porte du parc en 2017, notamment via le Challenge développement durable mis en place par le Département à destination des collégiens.
Depuis 2016, Terra Botanica accueille également des « chantiers-école », formation grandeur nature pour plus de 500 étudiants chaque année. Le lycée Le Fresne fait partie de la dizaine d’établissements participant à ces temps privilégiés au sein du parc. Mise en hivernage, taille à gestion différenciée, arrachage, création de massifs… Les tâches sont multiples, et la plus-value immense. « Pour les élèves, il est très formateur de travailler quand le parc est ouvert au public, cela impose des contraintes supplémentaires», décrit Patrick Jaud, enseignant en aménagements paysagers. « Nous avons organisé une partie des examens lors de ces chantiers-école : il s’agissait d’évaluer les élèves en tant que futurs chefs d’équipe. Pour nous, c’est un véritable terrain de jeu pédagogique, un laboratoire à ciel ouvert ! ».


Une réelle valeur ajoutée pour les événements En chiffres Le mot de Christian Gillet En image La féerie des dahlias

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