Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 50 : Juillet-Août 2018

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La Loire en bateau avec Patricia Kennedy

En chiffres

Jusqu’à 500
bouées sont posées par les baliseurs sur la Loire entre Montsoreau et Les Ponts‑de‑Cé

130 km
c’est la distance parcourue par la Loire dans le département

115 km
de rivières navigables sur le bassin de la Maine

La Loire en bateau et pêche avec le Vent d'Soulair

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Tourisme

Cet été, jetez‑vous à l'eau !

Les 8 000 km de fleuve et de rivières qui irriguent l’Anjou apportent un vent de fraîcheur bienvenu en cette période estivale. Embarquement immédiat pour une balade au long cours, en compagnie de celles et ceux qui font vivre ces douces eaux.

Chaque matin, de mai à septembre, quelle que soit la météo, Jean-Michel Peltier et Robert Livache embarquent sur la Loire. Ces agents du Département arpentent, sans relâche, les quelque 54 kilomètres de fleuve entre Montsoreau et Les Ponts‑de‑Cé. Leur profession : baliseur. Leur mission : sécuriser ce tronçon très fréquenté l’été par les bateaux‑promenade, les pêcheurs, les canoës‑kayaks... En début de saison, les deux hommes posent entre 450 et 500 bouées vertes et rouges pour délimiter le chenal de navigation le plus sûr, et éviter, ainsi, tout risque d’accident ou d’ensablement.

« C’est un métier qui s’apprend sur le terrain, il faut du temps pour comprendre et savoir lire sur l’eau », raconte Jean‑Michel Peltier, 25 années d’expérience. Les bouées doivent être contrôlées quotidiennement pour déjouer les caprices d’un fleuve dont le lit très instable est constamment modifié par les courants et par la formation de bancs de sable. « Cul de grève, remords, piquouille… » Avec leur vocabulaire propre, les baliseurs surveillent, chaque jour, la hauteur des eaux, guettant le moindre danger, notamment les tourbillons. Tous les vendredis, ils émettent un bulletin de navigation indiquant la profondeur de l’eau et les points critiques. Celui‑ci est affiché dans les offices de tourisme et diffusé auprès des acteurs concernés.

C’est l’Amérique avec Patricia Kennedy !


Question sécurité, vous êtes maintenant parés. Et quoi de plus agréable qu’une promenade au calme sur le fleuve royal pour prendre tranquillement la température ? Avec une légère touche américaine en prime. Employée de « Rêves de Loire et d’ailleurs », entreprise basée au Thoureil, Patricia Kennedy est la seule femme à piloter une embarcation touristique dans le département. Il y a six ans, elle est passée des gratte‑ciels de Manhattan à la douceur des bords de Loire. Aujourd’hui, à bord de son bateau, la New‑Yorkaise d’origine partage avec le public son amour pour ce fleuve et son écosystème. « Ce n’est pas évident d’évoluer dans un milieu très masculin, sourit‑elle, j’ai toujours navigué, car mon père avait une passion pour les bateaux en bois. »

« Voyageuse perpétuelle », comme elle aime se qualifier, Patricia Kennedy évolue dans cette nature sans cesse renouvelée, dont elle ne se lasse jamais et qui continue de l’étonner. « Il y a peu, une épave avec son chargement de pierres de tuffeau a été découverte tout près de Gennes. C’est incroyable. Elle était là sous nos yeux… On ne sait jamais sur quoi on peut tomber avec la Loire. » Un enchantement dont vous, passagers, pourrez vous délecter, éclairés par les lumières de votre hôte. « Beaucoup de visiteurs sont surpris, ils ne s’imaginaient pas que ce soit aussi beau. Ce côté sauvage..., s’émerveille Patricia Kennedy. Parfois, je coupe le moteur du bateau et, quand la météo le permet, je hisse la voile. Cela donne aux gens la possibilité de profiter du silence, des oiseaux, de s’imprégner de la douceur de vivre sur l’eau... »

Les pêches miraculeuses de Matthieu Perraud


Tous les goûts sont dans la nature. En particulier, celle offerte par la Loire. Si vous êtes du genre matinal et sportif, Matthieu Perraud et son « Vent d’Soulair » pourraient vous ravir. À Saint‑Florent‑le‑Vieil, le jeune homme de 28 ans, issu d’une longue lignée de pêcheurs professionnels dont il représente la 10e génération, perpétue la tradition familiale. Il aime également la partager. À ses côtés, n’hésitez pas à venir relever les filets comme le faisaient ses aïeuls. Mulet, anguille, alose, sandre, brochet rythment son quotidien depuis 2011. « J’ai toujours vécu ici et j’ai été bercé par la Loire, c’est un peu ma religion », confie Matthieu Perraud. À bord de sa toue, embarcation ancestrale en bois, il vous invite à vivre ses deux passions : la pêche et la Loire. À travers une balade d’1 h 30, il raconte son fleuve au cours d’un périple d’une dizaine de kilomètres, entre Saint‑Florent‑le‑Vieil et Ingrandes. Les circuits et thématiques s’adaptent à l’heure de votre passage. Escapade matinale avec petit déjeuner sur l’eau, ou soirée lecture musicale au coucher du soleil, le panel est large. Pour les amateurs d’exotisme, un repas aux couleurs réunionnaises peut être servi au beau milieu des flots. Tentant ? « On essaie de créer des ponts entre nos deux activités », détaille Matthieu Perraud, qui vient de démarrer la production et la vente de produits transformés autour du poisson. Il s’est aussi spécialisé dans la recherche d’histoires et autres anecdotes sur la Loire. Une autre pêche miraculeuse en vue.

Aux portes d’un bonheur fleuve


D’autres rivières viennent mêler leurs eaux à celles du fleuve royal. Géré par le Département, le bassin de la Maine offre ainsi 115 km de voies navigables, seul réseau de rivières en France, aménagées sur la Sarthe, la Mayenne et l’Oudon. À Pruillé, Mauricette Sureau a rejoint, à la belle saison, son poste d’éclusière à La Roussière. Un havre de paix qu’elle choie depuis presque 20 ans. C’est aussi un passage obligé pour quiconque désire naviguer sur la Mayenne. Et, pas de panique, si l’épreuve de l’écluse peut impressionner, Mauricette Sureau est là pour vous guider. « On n’hésite pas à donner quelques conseils et à rassurer », explique‑t‑elle. Au‑delà de la surveillance du site, l’éclusière oriente les touristes. « C’est même la moitié de mon activité », précise‑t‑elle. Des haltes gourmandes aux petits recoins ombragés, elle saura vous donner toutes les clés pour votre voyage… ou simplement échanger quelques mots avec vous. Des banalités ? Pas tant que cela. « On peut rapidement se sentir à l’étroit dans un bateau, avoue Mauricette Sureau, et voir une nouvelle tête au fil du parcours ne peut pas faire de mal », abonde‑t‑elle tout sourire. Comme sur les 15 autres écluses que compte le Maine‑et‑Loire, on ne manquera pas de vous aiguiller. Une fois franchi ce passage, c’est un nouveau monde qui s’ouvre à vous pour étancher un peu plus votre soif de découverte. Suffisant pour oser se jeter à l’eau, non ?

En images La Loire en bateau avec Patricia Kennedy En chiffres La Loire en bateau et pêche avec le Vent d'Soulair

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