Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 51 : Septembre-Octobre 2018

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En chiffres

12 M€ mobilisés pour l’achat d’équipements informatiques.


0 % de produits phytosanitaires utilisés pour l’entretien des espaces verts des collèges.


8 restaurants scolaires labellisés « Mon Restau responsable ® » : collèges Chevreul et Jean‑Monnet à Angers, Colbert et Trémolières à Cholet, Cousteau à Pouancé, de l’Èvre à Montrevault, Jean Zay à Montreuil‑Juigné et Val‑d’Oudon au Lion‑d’Angers.


40 % de produits locaux dans les assiettes des collégiens.

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Régine Brichet © Bertrand Béchard

Parole d'élue

L’apprentissage de la citoyenneté est au coeur du projet de mandature Anjou 2021. Pour permettre aux adolescents de s’ouvrir sur le monde et soutenir leur construction personnelle, le Département a bâti un vaste programme d’actions éducatives proposées aux 92 établissements publics et privés de Maine-et-Loire. L’an dernier, plus de 12 000 élèves y ont participé.
Fort de ce bilan positif, sept nouveaux itinéraires viennent enrichir l’offre existante cette année (25 en tout). Les collégiens aborderont les thèmes des espaces naturels sensibles, de l’archéologie, de l’art contemporain, de l’histoire de la langue française, du conte, et également de la violence scolaire et du sentiment européen dans la perspective du prochain scrutin de mai 2019.

Régine Brichet, secrétaire départementale déléguée à l’éducation

Étudier dans de bonnes conditions

Propriétaire des 50 collèges publics, le Département a en charge leur construction, leur modernisation et leur entretien. D’importantes opérations de travaux sont prévues dans les mois à venir. Livrées à l’horizon 2020‑2021, elles concernent l’extension restructuration des demi‑pensions des collèges Jacques Prévert (2,5 M€) à Châteauneuf‑sur‑Sarthe et Paul Éluard (2,5 M€) à Gennes, l’extension restructuration des collèges Molière (6 M€) à Beaufort‑en‑Anjou et Camille Claudel (6 M€) au Louroux‑Béconnais, ainsi que la reconstruction du collège Les Roches, à Durtal, pour 12,8 M€.

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© Bertrand Béchard

La sécurité, priorité absolue

Dans un contexte de menace terroriste élevée, une série de mesures visant à la sécurisation des 50 collèges publics de Maine‑et‑Loire a été votée par les élus. 500 000 € ont été mobilisés pour des travaux d’opacification des fenêtres, de renouvellement des portails et de clôtures, ou encore d’installation d’interphonie et de vidéophonie. Les prochains mois seront consacrés à la sonorisation PPMS (Plan particulier de mise en sûreté). D’ici fin 2019, tous les collèges seront équipés de cette sonorisation, différente de celle de fin de cours et de celle du système sécurité incendie.

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éducation

À vos marques, prêts, innovez !

C’est la rentrée pour les 43 000 collégiens de Maine‑et‑Loire. Numérique, développement durable… le Département innove sur tous les plans pour faire du collège un véritable lieu de vie et d’apprentissage de la citoyenneté.

Au collège Georges-Pompidou de Champtoceaux, il flotte comme un parfum de révolution… numérique. Plongés dans leur discussion, Robin, Raphaël, Louys et Noah, élèves de 5e, causent démontage de PC et programmation… C’est le club informatique où l’on progresse et s’entraide entre Padawan et Jedi. Il ne s’agit pas ici de Star Wars et de maîtrise de la force, mais du logiciel Scratch. À leurs côtés, Yohann Alizon, professeur de technologie et référent des usages pédagogiques et numériques de l’établissement. « Le club informatique est un très bon exemple de ce que nous faisons », explique-t-il. « Aujourd’hui, le numérique est transversal à bon nombre d’enseignements ».
De la technique aux usages, la discipline n’a plus de secrets pour les élèves qui utilisent, depuis plusieurs années, l’environnement numérique de travail e‑lyco.fr. Déployé par le Département en partenariat avec l’Éducation nationale, la Région et les quatre autres Conseils départementaux ligériens, cet outil Web facilite les relations entre parents, enfants et enseignants. Un nouveau portail plus ergonomique, davantage centré sur le contenu pédagogique, est mis en place cette rentrée : les élèves y retrouveront leur cahier de texte, mais aussi des contenus multimédias créés par leurs professeurs, qu’ils pourront à leur tour enrichir.
Tout cela nécessite un équipement efficace et une attention accrue des services du Département, à qui l’État a confié il y a cinq ans la maintenance informatique des établissements publics. Outillage technique, câblage, réseau local, architecture unifiée pour le Wi‑Fi, raccordement au Très haut débit… Six agents sont dédiés à la mise en oeuvre de la feuille de route Collège numérique 2021. Et ce sont douze millions d’euros qui vont être investis, d’ici à 2024, dans ce programme.


La biodiversité au collège, une réalité !


À Pompidou, la rentrée scolaire s’annonce numérique… et durable. D’importants travaux d’isolation thermique sont lancés cette année, pour un montant de 700 000 euros. Ce chantier fait suite à un audit mené sur l’ensemble des établissements de Maine‑et‑Loire en 2016‑2017 afin d’identifier les bâtiments les plus énergivores et d’en réduire les consommations. À l’instar du collège de Brissac entièrement rénové, plusieurs opérations de restructuration sont en cours, qui intègrent toutes les normes Haute qualité environnementale (HQE). Le Département a d’ailleurs reçu, au printemps dernier, le trophée de la construction durable pour son projet d’extension du collège Camille‑Claudel, au Louroux‑Béconnais.
Cette démarche environnementale se traduit sur les bâtiments comme sur les espaces verts qui les entourent. Et de ce point de vue, l’Anjou fait figure de très bon élève. L’éco‑pâturage a ainsi été introduit dans de nombreux collèges. C’est le cas à Saint‑Lambert‑des‑Levées où Suzie, Lysea, Ninon et leurs camarades d’Honoré‑de‑Balzac s’occupent avec soin des moutons arrivés en novembre dernier. Bien au‑delà de la mission première de tonte qui leur a été assignée, Réglisse, Shawn et les autres font désormais partie de la famille. Lové dans les bras de Ninon, sous le regard méfiant du bouc, Nougat est même né au collège, pour la plus grande joie des élèves. Pas un midi ne se passe sans que l’un d’entre eux vienne leur rendre visite. « L’idée, c’est que les élèves, pour réussir, se sentent bien dans leur environnement », explique le principal, Rodolphe Mirande. « De ce point de vue, la présence animale, en plus de ramener un peu de nature au collège, peut les apaiser ».
En Maine‑et‑Loire, le cas du collège saumurois est loin d’être isolé. Une vingtaine d’établissements utilise l’écopâturage, et les ruches fleurissent un peu partout. Avec de belles réussites, comme au collège du Val d’Oudon, au Lion‑d’Angers où 35 kg de miel ont été produits lors de la première récolte en 2017. Plus encore, l’établissement du Segréen a obtenu, comme cinq autres collèges publics de Maine‑et‑Loire, le label E3D (établissement en démarche de développement durable). Tri sélectif, recyclage du papier et des piles, déchets alimentaires valorisés auprès des fournisseurs locaux sous forme de nourriture pour animaux, installation de nichoirs, création d’une mare pédagogique pour étudier le cycle de l’eau et la faune et la flore… Les initiatives portées par l’équipe pédagogique se multiplient pour sensibiliser et rendre les élèves acteurs de la biodiversité.


Du local et du goût dans les assiettes


Derrière les fourneaux, les chefs cuisiniers qui œuvrent à la préparation des repas ont, eux aussi, décidé d’agir. Porté par Nicolas Thurault et son équipe, le collège Jean-Monnet d’Angers a été le premier en France à recevoir la garantie « Mon Restau responsable ® », créée par la Fondation pour la nature et l’homme. Depuis, sept autres collèges publics de Maine‑et‑Loire se sont engagés dans « cette démarche de progrès, vertueuse ». À l’heure du repas, Sacha, Justin et Enzo ne s’y trompent pas : « On a conscience de bien manger ». Dans leurs assiettes, ce midi, des pâtes bio. Un peu plus chères, forcément. « Le bio coûte plus cher, oui, mais on mange et on cuisine différemment », soutient Nicolas Thurault, qui a atteint, au printemps 2018, les 50 % de produits bio dans ce qu’il propose chaque semaine aux élèves. « On peut notamment utiliser les cuissons évolutives, à basse température et longues. Et pour les crudités, un concombre bio perd beaucoup moins en rendu ». Pot‑au‑feu de Rouge‑des‑Prés, yaourts et fromages issus de la ferme voisine, fruits et légumes cultivés par le maraîcher du coin… L’approvisionnement local prend de plus en plus de poids dans les restaurants scolaires de Maine‑et‑Loire. De 20 % en 2013, il est passé à 40 % en 2017, avec un objectif de 50 % en 2020, le tout sans augmenter le coût du repas pour les familles (3,35 €). De bons résultats dus à la richesse et à la diversité des productions de l’Anjou, mais pas seulement. En 2011, le Département a été à l’initiative de la création du Réseau local, qui facilite les échanges entre les producteurs et les acteurs de la restauration collective. Dans le prolongement de cette démarche, un partenariat avec la Chambre d’agriculture permet aujourd’hui aux chefs cuisiniers de bénéficier d’un accompagnement personnalisé et de conseils pratiques : liste de fournisseurs à proximité, ajustement des menus en fonction des saisons…
Aux côtés des chefs, le Département lutte aussi contre le gaspillage alimentaire. Tous les ans, il incite une vingtaine de collèges à mener une enquête autour de leurs déchets durant cinq semaines. Pesée des restes, installation de « gâchimètre » pour mesurer les quantités de déchets… Différentes actions sont conduites dans les réfectoires pour sensibiliser les élèves aux enjeux et aux conséquences du gaspillage. Cette démarche a donné lieu à l’édition d’un guide de « bonnes pratiques » en 2014, diffusé depuis dans tous les établissements. Avec des résultats probants. À Angers, le collège Chevreul a ainsi réduit par quatre sa production de déchets.


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