Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 46 : Novembre-Décembre 2017

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Décryptage

L’accueil des mineurs étrangers en Maine‑et‑Loire

En cinq ans, le nombre de mineurs étrangers isolés pris en charge par le Département a augmenté de 550 %. Une tendance forte liée à l’accroissement des flux migratoires ces derniers mois. Questions à Christian Gillet, Président du Département

La situation est‑elle préoccupante ?

Christian Gillet : « Elle est inédite. En cinq ans, le nombre de mineurs isolés étrangers pris en charge par le Département a augmenté de 550 %. Rien que ces trois derniers mois, près de 260 jeunes migrants se sont présentés à nos services. Et ce phénomène ne cesse de s’accentuer. Si nous remplissons très largement notre mission de protection de l’enfance et notre devoir d’humanité, cet accroissement massif fragilise dangereusement notre action et nos finances. »

Pourquoi une telle hausse ?

C. G. : « Si les conflits au Proche‑Orient ont amplifié les flux migratoires, la quasi‑totalité des jeunes qui arrivent en Maine‑et‑Loire sont des migrants économiques. Certains sont mandatés par leur famille. Tous passent par des filières criminelles. »

Quels sont les principaux problèmes pour le Département ?

C. G. : « La question des flux migratoires, c’est d’abord l’affaire de l’État. La répartition des mineurs étrangers au niveau national n’est ensuite pas équitable. Nous sommes l’un des Départements qui en accueillons le plus. C’est aussi à l’État d’assumer le temps d’évaluation de la minorité et de mise à l’abri. Or il ne prend en charge que les cinq premiers jours d’accueil, alors qu’en moyenne une évaluation prend dix jours, et qu’au final seulement un quart des jeunes migrants qui se présentent en Maine‑et‑Loire sont reconnus mineurs. »

Quelles sont les mesures d’urgence attendues ?

C. G. : « La question des mineurs étrangers ne peut plus relever seulement de la protection de l’enfance. Le Gouvernement doit assumer ses responsabilités. Les Départements ne peuvent plus faire face seuls à la gestion de ces flux. J’ai saisi le Premier ministre à ce sujet. En attendant, nous avons été obligés de renforcer nos capacités d’accueil, en lançant pour la première fois en France un appel à projet sur 500 places d’hébergement. Mais nous savons déjà que cela sera rapidement insuffisant. Aussi, nous lançons également un appel à la solidarité de la population pour compléter nos dispositifs d’accueil. »

Les chiffres

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