Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 43 : Mai-Juin 2017

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La pédagogie est la matrice de ma création.

Bio express

1976 Naît à La Roche-sur-Yon.

1993 Crée sa compagnie à Montpellier.

2003 Est accueilli en résidence à Cholet.

2013 Devient artiste associé en compagnonnage avec le THV de Saint-Barthélemy-d’Anjou.

2017 « Les Fragments mobiles » à La Conciergerie de Paris.

Jeudi 11 mai

La collégiale se met en mouvement dans le cadre des Résonances Saint-Martin et accueille des extraits de la dernière création d’Yvann Alexandre, invité par le chorégraphe Christophe Garcia (cie La Parenthèse) en ouverture de la première édition du festival Dehors !


Teaser Les fragments mobiles

Classes en création

Parmi les projets de transmission menés par Yvann Alexandre, « Classes en création » invitent des élèves des collèges de Saint-Barthélemy-d'Anjou, de Durtal, de Seiches-sur-le Loir et du lycée Mounier d’Angers à s’emparer des deux dernières œuvres du chorégraphe, le temps d’une saison, et à les réinterpréter à l’issue de celle-ci, « afin d’expérimenter le métier d'interprète et la prise de parole artistique ».

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Danse

Yvann Alexandre, la danse en transmission

Chorégraphe de danse contemporaine œuvrant en Maine‑et‑Loire depuis une quinzaine d’années, Yvann Alexandre place depuis toujours la pédagogie au cœur de son travail.

Le professeur de danse de l’amicale laïque a laissé ouvertes les portes de la vieille salle des fêtes. Nous sommes au début des années 1980 à Bourg-sous-la-Roche, près de La Roche-sur-Yon, en Vendée. Le petit Yvann Alexandre, cinq ans, habite le lotissement voisin et pédale sur son vélo ce jour-là lorsqu’il entraperçoit le cours en train d’être donné. « Cela a été la première porte sur la créativité, sur un espace d’imagination et d’action. » Huit ans plus tard, il quitte le domicile familial et rejoint le conservatoire de La Rochelle à treize ans, avant d’intégrer l’école Epsedanse de Montpellier.

Directeur de compagnie à 16 ans


« Quand je suis arrivé à Montpellier, j’avais décidé que je ne serais pas danseur mais chorégraphe. » Car Yvann Alexandre ne prend pas de plaisir à danser. Enfin… « J’aime danser en studio ou quand je suis en atelier ou en club. Mais je n’ai pas de plaisir à danser sur scène. » En 1993, le jeune homme crée donc sa compagnie : il a 16 ans et se nourrit des enseignements qu’il reçoit de danseurs et de chorégraphes « exceptionnels », qu’il appelle « passeurs de danse ».

Dès lors, Yvann Alexandre construit une œuvre marquée par l’écriture du mouvement. « J’ai l’impression de toujours parfaire ce que j’ai commencé », avoue‑t‑il. Ses pièces sont traversées de problématiques récurrentes : l’intime, la faille, la calligraphie, l’amour… mais aussi la solitude, fil rouge de son travail. « La solitude, c’est pouvoir se trouver soi-même. Mais c’est aussi un endroit qui nous oblige à aller chercher l’autre, sinon c’est dévastateur. »

« Laboratoires de vie »


Alors, comme pour endiguer cette solitude dévastatrice, Yvann Alexandre a, depuis ses débuts, placé la transmission et la pédagogie au cœur de son travail. Un « cœur battant » qu’il mime de ses mains graciles. « La pédagogie est la matrice de ma création, confie-t-il. Lorsque l’on est créateur, on est concentré sur son propre discours. La pédagogie, c’est le temps de l’autre. Cela m’emmène ailleurs. » Dans ces ateliers de transmission, qu’Yvann Alexandre surnomme poétiquement « laboratoires de vie », le chorégraphe mêle tous les publics. C’est le cas du « Laboratoire rayonnant », qui réunit étudiants et personnels de l’Université d’Angers, danseurs professionnels et amateurs éclairés, ou de « Classes en création », destiné à plusieurs établissements de Maine-et-Loire.

Car c’est dans le département qu’Yvann Alexandre «parfait » son œuvre depuis une petite quinzaine d’années. Il est entré en Maine-et-Loire par la porte choletaise et est, depuis trois saisons et jusqu’à fin juin, invité au THV de Saint-Barthélemy-d’Anjou en tant qu’artiste en compagnonnage, avec le soutien du Département. Il y a créé sa pièce « Bleu. » cette année. « Il y a en Maine-et-Loire quelque chose de magique et de respirant, avec beaucoup de forces vives. Mais c’est en même temps un territoire qui exige un effort, un ancrage. » Un autre laboratoire pour notre passeur.

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