Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 46 : Novembre-Décembre 2017

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Bio express

1944
Naissance à Toulouse

1986
Élu député

1995
Nommé ministre de l’Intérieur

2002
Devient président de l’Assemblée nationale

2007
Accède à la présidence du Conseil constitutionnel

En vidéo

République et citoyenneté en Anjou

Après l’avoir proposée au public durant plusieurs mois, les Archives départementales de Maine‑et‑Loire ont décliné leur exposition « Viv[r]e la République en Anjou » en modules itinérants qu’elles mettent à disposition des associations ou des établissements scolaires. Cette année, des collégiens participeront au tout nouvel itinéraire citoyen « La République dans tous ses états » créé par le Département et animé par le service éducatif des Archives départementales. Les élèves aborderont les notions de liberté, d’égalité et de fraternité à partir de documents originaux.

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En chiffre

20
ouvrages écrits par Jean‑Louis Debré, des essais d’histoire, de politique et des romans.

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Rencontre

Jean-Louis Debré, mémoires angevines

L’ancien serviteur de l’État, aujourd’hui retiré de la vie politique, entretient une relation intime avec l’Anjou, nourrie par ses souvenirs d’enfant et les récits de son père.

Le 5 octobre dernier, Jean‑Louis Debré était à Angers. Invité de marque du Département, il est venu clore, par une conférence, l’exposition « Viv[r]e la République en Anjou » réalisée et présentée par les Archives départementales de Maine‑et‑Loire. Grand acteur et témoin de la vie politique française, dont il s’est récemment retiré, l’ex‑président du Conseil constitutionnel et de l’Assemblée nationale a déclamé devant l’auditoire sa passion pour la République. Citant son « Dictionnaire amoureux », publié quelques mois plus tôt, il a célébré les grandes figures, de Hugo à De Gaulle en passant par Jaurès, et surtout, par ces femmes et ces hommes dont les noms ont été oubliés et qui ont pourtant fait progresser l’idée républicaine.

Une jeunesse en Anjou


Jean-Louis Debré ne s’est pas contenté de discourir sur la République, il a aussi, et naturellement, évoqué le Maine‑et‑Loire, un département qui lui est cher, où sa famille a tissé des liens très intimes. « Vous n’imaginez pas l’émotion qui est la mienne à chaque fois que je m’approche de Saumur et d’Angers », confie‑t‑il. Une émotion soulevée par les souvenirs. D’abord, ceux des récits de son père, Michel, commissaire de la République à la libération d’Angers en août 1944. « Il nous racontait son entrée dans Angers sur une bicyclette bleue avec ses compagnons de résistance, son arrivée à la préfecture où il a signifié son congé au préfet représentant le gouvernement de Vichy. »

Michel Debré, qui deviendra plus tard le premier Premier ministre de la Ve République, incarne la restauration de ce régime en Anjou. L’histoire de la famille Debré est désormais indissoluble de celle de l’Anjou. Ses fils jumeaux, Jean‑Louis et Bernard, qui naîtront quelques semaines plus tard à Toulouse, viendront régulièrement entre Angers et Saumur durant toute leur enfance.

« Je me souviens, poursuit Jean‑Louis Debré, quand j’étais tout gamin, nous allions en vacances chez mes grands‑parents maternels. Nous partions de Touraine vers Pornic, c’était pour nous un véritable chemin de croix. On mettait la journée entière pour faire le voyage, car mon père voulait s’arrêter à chaque endroit où l’un de ses camarades était tombé. Il nous mettait au garde‑à‑vous, mes frères et moi devant l’endroit. Il y avait un moment de silence, puis il récitait tout haut le nom de tous ces jeunes qui avaient été fusillés. Et ça se terminait toujours ainsi : n’oubliez jamais ce que vous leur devez. »

Des noms et lieux gravés dans sa mémoire


Dans la mémoire de Jean‑Louis Debré, l’Anjou résonne à travers des noms comme celui de René Le Bault de la Morinière, compagnon de la Résistance aux côtés de son père, qui fut maire de Landemont, député et conseiller général. Ce sont aussi des lieux : le Carrousel de Saumur, où la famille Debré se rendait chaque année, le domaine de Parnay où son grand‑père croisa Georges Clemenceau… « Tout ça, ces noms, ces lieux… c’est l’Anjou pour moi, c’est la République. »

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