Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 49 : Mai-Juin 2018

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Jusqu’au 4 novembre, l’exposition « Sublime déchéance » offre un regard inédit sur le travail simultané de Jules Desbois (ici, photo de « La Misère »), de Camille Claudel et d’Auguste Rodin sur leur représentation de la vieillesse. © B. Rousseau / Conservation départementale du patrimoine

Les œuvres de Desbois, Claudel et Rodin réunies

Présentée jusqu’au 4 novembre, « Sublime déchéance » retrace le travail simultané de Jules Desbois, d’Auguste Rodin et de Camille Claudel sur leur représentation de la vieillesse. Cette belle exposition offre une occasion exceptionnelle de découvrir ensemble « La Misère » du premier, « Jeunesse triomphante » du deuxième et « La Clotho » de la troisième, prêtées par les musées Rodin et Claudel. Comme ses contemporains, l’artiste angevin a brisé les conventions en s’intéressant à la question de la déchéance du corps humain. Loin de l’idéal antique, il rompt avec la tradition en s’attachant à montrer la fatalité de la vie. « Tous trois sont revenus sur ce qui fait le propre de l’homme, non pas en essayant de copier la nature, mais en essayant de rendre ce qui fait sa nature », commente Sophie Weygand.

En savoir plus

La DAMM

La DAMM regroupe trois musées insolites : le musée Jules Desbois, celui de Joseph Denais à Beaufort‑en‑Anjou et le musée d’Art et d’Histoire de Baugé‑en‑Anjou.

Infos pratiques

1 place Jules Desbois,
Parçay-les-Pins
Tél. : 02 41 82 28 80

Horaires et tarifs
Jusqu’au 15 juin et du 17 septembre au 19 octobre : week-ends et jours fériés, de 14 h 30 à 18 heures.
Du 16 juin au 16 septembre et du 20 octobre au 4 novembre : du mardi au dimanche et jours fériés, de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 heures.
Tarifs : 5 €, réduit 3 €, gratuit pour les moins de 18 ans.

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Musée

Jules Desbois, sublimes sculptures

Depuis plus de 30 ans, le musée Jules Desbois retrace le parcours et l’œuvre de ce contemporain et ami d’Auguste Rodin. Il rétablit, au cœur de son village natal, la place de l’artiste dans l’histoire de la sculpture.

À l’extrême est du département, au cœur d’une forêt aux odeurs délicates, Parçay‑les‑Pins abrite une pépite méconnue, hommage contemporain à son plus fameux enfant : Jules Desbois, né en 1851. Il n’a ni le lustre, ni l’aura de ses amis, Auguste Rodin ou le critique culinaire Maurice Curnonsky, mais l’homme tient une place toute particulière dans l’histoire de la sculpture. C’est cette place que réhabilite le musée Jules Desbois, créé par une association au début des années 1980 et passé sous l’égide de la commune en 2001. Conférences, visites spécifiques pour les scolaires et les familles, concerts ou expositions temporaires animent depuis cet établissement labellisé « Musée de France » conventionné avec le Département.

Édifié sur un ancien hôtel, le lieu a conservé le charme de l’authentique. « Les volumes et la rusticité des murs évoquent la réalité de l’atelier d’un sculpteur à la fin du XIXe siècle », explique la conservatrice départementale des musées Sophie Weygand. C’est là que sont exposées les œuvres monumentales de Jules Desbois, « La Misère », mais également le modèle de moitié de « La Bataille de Valmy », conçue pour le Panthéon, à Paris.

Artiste de son temps, Desbois est un héritier de la Renaissance en même temps qu’un précurseur de l’art moderne, comme le fut Claude Debussy pour la musique. C’est ce que le musée traduit : 120 pièces y sont présentées, façonnées dans la pierre, le cuivre, l’étain, le bronze ou la terre cuite. Sculptures et objets d’art décoratif célèbrent le corps humain avec puissance et réalisme à travers un parcours de sept salles. Une approche thématique et non chronologique, Desbois revenant sur plusieurs thèmes tout au long de sa carrière, qui illustre les grandes orientations et les obsessions d’une vie. « Les questions de l’échelle et des matériaux l’ont beaucoup intéressé, comme celle de l’empreinte matérielle ou du mouvement », décrypte Sophie Weygand.

Parti en 1935 sans enfant, ni famille, Jules Desbois est tombé peu ou prou dans l’oubli. Dans l’ombre de Rodin, avec lequel il a beaucoup collaboré et qui le portait en haute estime, l’artiste angevin a pourtant composé une œuvre remarquable et foisonnante, dans ses ateliers successifs de Mont‑Rouge ou d’Auteuil. « Desbois était un grand praticien, quelqu’un qui travaillait constamment, un perfectionniste avec un art du modelé extrêmement fort, relève Sophie Weygand. C’était aussi un artiste très honnête, fidèle à son modèle, qui transformait la réalité pour lui permettre de s’exprimer. »

Visite du musée en images Les œuvres de Desbois, Claudel et Rodin réunies La DAMM

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