Maine-et-Loire, le magazine de votre département - 51 : Septembre-Octobre 2018

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Anjou & Vous – Web-Série #6 : Sylvie voyage dans le temps

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43 km
linéaires de documents conservés aux Archives départementales.

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Des restaurateurs d’art en démonstration à l’Hôtel du Département

Sept propriétés départementales, sites majeurs de l’Anjou, vous ouvriront leurs portes à l’occasion des 35e Journées européennes du patrimoine, placées les 15 et 16 septembre sous le thème de l’art du partage : l’Hôtel du Département, la collégiale Saint‑Martin, les Archives départementales, le Centre de conservation et d’étude du pôle archéologie, le château de Montsoreau, le parc départemental de l’Isle‑Briand (Lion-d’Angers) et le château du Plessis‑Macé.


À l’Hôtel du Département, ancienne abbaye Saint‑Aubin, la Conservation départementale du patrimoine présentera une exposition exceptionnelle sur « Les objets d’art : avant‑après ». Petits et grands pourront découvrir les techniques de restauration lors d’ateliers animés par des artisans d’art (doreur, sculpteur et verrier).


Des spectacles de danse de la Renaissance, ainsi que des visites guidées et théâtralisées, seront également proposés au public sur le site, ouvert le dimanche de 10 heures à 18 heures.


Programme détaillé sur maine-et-loire.fr

Informations pratiques

Contact
106, rue de Frémur, Angers.
Tél. 02 41 80 80 00


Horaires et tarifs
Dimanche 16 septembre, de 14 heures à 19 heures.
Visites commentées et ateliers « Archi-ludiques ! » (calligraphie, création de blasons ou de sceaux pour les enfants et calligraphie, enluminure et paléographie pour les plus grands).
Expositions « Restaurer et conserver », « Mai 1968 en Anjou » et « L’école en Anjou sous la IIIe République ».


Régulièrement, des visites commentées « Derrière la porte du 106 » sont également organisées. D’autres peuvent être réalisées pour les groupes à la demande.

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Patrimoine

Dans le secret des Archives

Elles abritent toute la mémoire de l’Anjou et cachent des trésors inattendus. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, les Archives départementales de Maine‑et‑Loire dévoilent leurs coulisses au public. Visite guidée.

C’est une adresse bien connue des historiens et des passionnés de généalogie. Au 106 rue de Frémur, à Angers, installés dans la vaste salle de lecture, ils viennent y consulter gratuitement de précieux documents originaux : manuscrits et traités médiévaux, cadastre, registres d’état civil ou paroissiaux, cartes anciennes, photographies… En coulisses, 40 agents sont à pied d’oeuvre au quotidien pour assurer la collecte, le classement, la conservation et la communication au grand public des 43 kilomètres linéaires stockés aux Archives départementales de Maine‑et‑Loire. D’une exceptionnelle richesse, ces collections remontent à l’époque carolingienne, avec un « diplôme » de Charles le Chauve, petit‑fils de Charlemagne, écrit aux moines de Saint‑Florent‑le‑Vieil en 844. Aujourd’hui, s’y côtoient des blasons et armoiries, des correspondances de poilus, des affiches de mai 1968, des images de la libération d’Angers, les comptes rendus de grands procès, et même une lettre signée par Charles Darwin, demandant des informations sur la pollinisation des orchidées à un botaniste angevin. Témoins de l’histoire de l’Anjou, ces fonds sont l’objet de toutes les attentions.


Derrière la salle de lecture se situent ce qu’on appelle les magasins de conservation. C’est là, sur six étages, que sont rangés les documents, soigneusement répertoriés, et destinés à être transmis aux générations futures. Petites fenêtres, gaines électriques apparentes, température et degré d’humidité constants… Construit en 1987, ce bâtiment a été conçu spécialement pour résister aux nombreux ennemis des archivistes que sont la poussière, la lumière, l’eau, le feu ou encore les petites bêtes, insectes et rongeurs. Régulièrement, des prélèvements sont effectués pour vérifier l’état des collections. La place a aussi été étudiée, optimisée avec un système de rayonnages mobiles actionnés sur rails. Près de la moitié des fonds conservés sont postérieurs à 1940. Et, à l’image du journal d’aujourd’hui, de nouveaux documents font, chaque jour, leur entrée aux Archives. Des travaux d’extension sont prévus pour 2019.


Pourtant, contrairement à ce qu’on imagine, les archivistes ne conservent pas tout. Cinq agents s’activent dans la salle de tri où transitent les « nouveaux arrivants ». Ils dépoussièrent les documents (enlèvent les agrafes, trombones et adhésifs qui nuisent à la conservation), repèrent ceux qui doivent être éliminés, puis procèdent au classement. Missionnés dans les communes ou dans les administrations, d’autres collègues oeuvrent en amont sur le terrain. Les documents abîmés sont, eux, envoyés, à côté, dans l’atelier de reliure et de restauration. Dans un souci de préservation, une partie est désormais numérisée. Les fonds les plus consultés sont ainsi disponibles sur le site internet. Se pose aujourd’hui la question de la conservation à long terme des données électroniques qui n’ont plus de pendant papier. En pointe dans ce domaine, les Archives départementales viennent de s’associer avec leurs homologues ligériens et la Région des Pays de la Loire, pour mettre en place un système d’archivage électronique mutualisé. Une expérience innovante qui fait déjà référence.


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